La communauté artistique s'indigne, mais c'est Libération qui va, dans son édition du Jeudi 7 Octobre, créer le Buzz: en couverture, un des clichés de Larry Clark mettant en scène deux adolescents en pleines préliminaires.
Revenons sur l'artiste pour comprendre ses motivations. Pour lui, "« Lorsque dans les années 60, j'ai commencé à prendre des photos des gens autour de moi, je me fabriquais ma propre mythologie, mon propre univers. Il s'agissait déjà d'un mélange entre réalité et fiction, entre ce que je voyais devant moi et ce que je voulais formuler à partir de cette réalité. »
Il ne faut donc pas s'y tromper: cette exposition est d'abord la vision d'un ex-ado destinée aux ados. Il ne s'agit pas de briser des tabous pour le plaisir de montrer des jeunes dénudés, mais bien de dénoncer; Larry Clark dit de son oeuvre qu'il s'agit d'un travail journalistique, archéologique de l'hypocrisie de l'amérique profonde des années 70. Violences conjugales, drogues, alcool, autant de sujets refoulés par une jeunesse glauque rongée d'ennui.
Pour l'artiste, cette interdiction est alors un acte de "censure des adultes contre les ados". Peut être sont-ce les grands qui peines a voir le messages destinés aux plus jeunes? En tout cas, lee bilan c'est libération qui le fait hier: "on n'a jamais vu autant de jeunes". En tout cas, Messieurs les bureaucrates, quoi que vous fassiez, il y a la queue.

(sources: Libération, Rue89)
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